Texte Libre

Terne est le bouton d'or sans le ton des prairies.
Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /2009 18:31

Les premiers ages sont nacrés de boreales. Le souffle long, la course se fait rapide alors que certaines nuances se laissent deviner en sommets, certaines couleurs en lacs aux camélias blancs. A portée semble-t-ils être, et ils nous somment de les saisir à pleine main pour calmer nos tempes battantes du sang jeune. Et pourtant, toujours ils se défilent. La boreale se fait plus proche avec le temps et un etouffement se produit alors que nous sentons le pistil si proche, le pétale plus délicat. Et avec ce souffle qui s’épuise, nos yeux semblent se voiler de deuil, la fleur étant si proche maintenant que nous en devinons le poison qui nous allanguit. Nous sommes tentés de fuir. Toujours d’autres voies se dessinent où le sinueux de la mer semble ne pas s’éteindre avec l’espoir. L’espoir, cet inextinguible qui nous pousse à toujours nous fuir : La boreale se dissipe alors ainsi que ses milles fantomes endeuillés, nous laissant seuls dans une lumière crue, un soleil bien différent de cette pomme que nos yeux recherchent avec l’étoile du Nord. Un soleil vivace, eternel. Et tout s’apaise alors, ainsi le paysage. C’est alors que tout semble commencer.

Par Vidon - Publié dans : Rêves de Feu - Communauté : L'âme du poète
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