Texte Libre

Terne est le bouton d'or sans le ton des prairies.
Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 18:08

J’ai toujours estimé l’apprentissage comme un jeu de dès que l’on lancerait impétueusement sur une table couverte de velours, notant les numéros apparaissant les uns après les autres, et fixant, comme règle logique, la loi de leur série comme celle de dieu: Oui c’est lui que je voulais connaitre, approcher. Je tentais de me familiariser avec lui alors que mon empathie allait vers des sentiments toujours plus denses, plus profonds, réglant mes pas selon la mesure d’une valse à cinq temps. Et pourtant cette logique du proche, du succinct trouvait toujours à se heurter à quelques nombres accidentels qui détruisaient mes plans. Ma hantise fut celle de l’espace infini du ciel, et son azur trouvait en moi une réponse toute faite à mes angoisses. L’azur, l’alphabet contenu dans un petit mot mensonger. Et ce mensonge me rongeait jusqu'à l'ouvrir,comme les poupées russes. Il recèle en effet en lui un lapis plus mystérieux encore. Ainsi dans la contemplation de marines toujours plus denses, mes yeux se perdirent dans l’oubli. Ils s’acclimatèrent à l’obscurité, appréciant cette faible lumière comme le voile que l'on jette sur certains mots. J’appréciais le plaisir d’oublier un chiffre. Quelle simplicité adopte alors la série, non plus au rythme de cette valse cette fois, impatiente, mais au rythme de l’union symbiotique de la flamme et de l'ombre.

Par Vidon - Publié dans : Rêves de Feu - Communauté : L'âme du poète
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