J’aimerais accrocher de douces capelines aux porte-manteaux de mes combats ; que sont-ils sinon quelques paratonnerres par ciel d’été attirant parfois un merle rieur, trouvant ami dans l’ombre projeté sur le sol de clair gazon. Et pourtant je me sens alors arbre aux cents gazouillis ; poursuivant la ligne de crête de la colline avoisinante de mon regard mélancolique ; enviant ces herbes folles qui dansent sous le vent. Mon cœur se gonfle alors, se répandant sur mon flanc en une sève abondante, gluante, et mon effroi se lit alors sur mon visage craignant quelques profanes qui apaiserait ainsi sa soif. J’ai cette prescience de mon corps par le sang que je fais mien, et sa circulation est celle de la vie de mes émotions, chaque artère étant l’épithète de quelque verset proféré par le très Haut. Ma liberté dans les membres seulement, cette liberté qui est comme ce long apprentissage d’une nage savante dans la sphère de mon sang qui fait écho à cette colline.
Le carillon sonne au loin et cette herbe folle continue à danser.