Conte d’une nature imberbe,
Virginale toi feuille dont ma plume
Trouve son sur ton grain invisible,
A mes oreilles ultime,
Lorsque s’adoucit ma voix
Pour se faire soupir.
Je laisse derrière moi ta lumière crue
Fantôme d’un être avant les douleurs
Tête, bras, jambes,
Nul monstre qui ne soit dans l’âme
Chimère
Dont le doigt se fane
Dont la paupière se plisse
Dont l’épaule se courbe
Aux rets de l’azur : délaissé
Au musc et à la chair de l’ambre.
Au cœur qui palpite soudain
De s’être ainsi retrouvé.