Cet indicible de l’étang
Qui prend forme, au grès du courant,
Une fois le filet lancé;
Goujons pour le feu du soir,
Ou escargots pour le carême du Ciel.
Cet indicible de l’étang
Qui prend forme, au grès du courant,
Une fois le filet lancé;
Goujons pour le feu du soir,
Ou escargots pour le carême du Ciel.
J’errais ..
A la framboise rongée par l’insecte
J’en recueillais quelques fraicheurs à l’annonce de l’orage ;
Et dans le face à face avec la pierre,
Je priais mon visage de devenir si glabre,
Si ce n’est cette humeur du ciel qui le déformait si étrangement,
Que mes yeux n’étaient attirés que par la lumière :
Ton encre s’instilla, jeta un peu d’eben dans mon regard,
Et le filiforme de l’onde l’emplit d’abord,
Puis mon cœur,
Puis mon corps …
Je n’étais plus que tremblements !
Ma peau élastique soutint mon âme,
Dans une aspiration vers le néant du cœur …
Dieu l’appelais-je :
Je me signais, il comblait ma blessure,
Je psalmodiai, l’ivresse me venait,
Mais toujours s’échappait
Ce moment, dans le repos de la chair,
De lancer un petit caillou derrière soi, à l’aveugle,
Dans l’exaucement d’un rire joyeux.
Litote au monde marin :
Tu m’entraines vers ta plaine aux couleurs de pluie,
A contrecœur : je me couvre d’encre bleue
Que j’arrache à mon lit d’écume
Couleur de la perle à ton oreille.
Les bas fonds m’appellent par ton ombre
Tu les dissimules sous ton masque de chat :
Carnaval de printemps aux lagunes,
Les cavaliers las canotent dans la brume,
Un arc sous les yeux pour annoncer la mue.
Chercheur d'or,
Au fond des âmes troubles,
Dispensait son trésor;
Pêcheur des tropiques,
L'éternité comme un hymne,
Au son macabre des vagues,
Un simple coquillage s'échouait comme un poème.
Aurais-tu par une quelconque pensée
Soustrait les myrtes de tes souvenirs
Alors qu’avançant avec les bottes d’une jeunesse guerrière
Tu jetais les pétales de roses sur tes pas ?
Quelle absurdité t’avais conquise lorsque né de bras amis
La violence te jeta sur les routes,
Offrant ton sang aux miséreux qui attendaient le pain.
La rose rouge du vicaire se portait à la boutonnière !
Susurra l’enfant assis sur une borne :
Blanche … éclatante comme l’aurore !
Il éclata de rire :
Te tendant cet œillet.
Et toi, hésitant s’il fallait l’accepter ou le refuser …
Tu l’adoptas, et avec lui son fantôme boréal,
Qui te fis d’abord pleurer de tendresse pour ce que tu avais été,
Le cœur souriant à ce que tu avais perdu.