Exténué par le présent, Exténué par ma parole L'ailleurs s'offre à moi Comme une porte que l'on ouvrirait toujours Quel effort ces serrures souvent verrouillées Qui donnent sur un silence Que je ...
Sauge du bord d'un chemin, Tes courbes épousent celles du vent, Ton sillon est celui de ta tige, Qui, s'allongeant du grondement rèche de la terre, Te mène sur d'autres tourbillons Et d'autre ...
Vautour des cendres J'abhore ton vol lent Et pourtant la proie est là, vivante Masquée et volubile Que ton regard conscent Et qui t'imprime ton ascendance, Comme ce bout de papier Que la flamme ...
Les bulles du temps Forment orages et geyser Lorsque la roche résiste Abreuvant un peuplier Plié vers l'avant. Le regard trouble jette sa résine Dans l'eau cristalline Et survient le moment où ...
Lorsque la trompette de miles accompagnait mes doigts, l'adage voulait que le tempo fut souverain et que quelques messages vaudous emmanent de lignes toujous nouvelles, encore neuves, un renouveau ...
A mes oreilles assourdies, Pointe parfois une psalmodie lointaine Que j'identifie au cri du coucou. Il donne alors substance au sillon du coeur Qui d'arc en ciel en ondée Rend le sol plus lointain ...
Alors que je lisais ces quelques lignes Sur des pages qui s'envolaient au vent Moi, sur le belvédère, le soleil couchant Frappait mon visage et lui donnait ce ton cuivré Que la prose de fraise ...
J'aurai voulu tenter la hardiesse du seuil Celle qui ouvre une porte mauvaise Sur un ciel nounours Avec des nuages comme sur les photos de prairie. Tentons le mauvais toujours Une gerbe de fleur ...
Vert d'azur Ton oeuf se concentre Parfois, virant de la glaise A l'ecarlate Poutant, toi oeuf de merle C'est ce qu'elle disait Ton ressort est dans ta chaire jaune Baignée de trembles.
Nous ornions nos atours De vent et de brindilles, Volant au dessus d'un feu serein Qui en mille etincelles Piquaient mouches et abeilles Fuyant alors vers l'azur Ou une aube pointait Une aube ...
Le souffle de la parole En levier Creuse le sol Qui parfois dur Entraine cette ritournelle Qui trotte qui trotte Pour réveler un luminaire Qui se reflete alors Dans l'eau quiète.
Sève ultime Des reins tu te répands vers ma bouche De miel Les os transparents comme l'ombre Dictent cette raideur Qui de l'arbre donne abri au chant du vent Mais encore, encore, faut il voir Voir ...
J'aurais eu la patience du sermon Et sur l'autel de l'église reçu l'eucharistie J'en reviens parfois à cette sourde mélodie Qui de l'audace des clochers La rend comme feuille morte. Douce ...
Vous entrates par cette porte arrière Que je croyais mener vers quelque comble Percé de souvenirs Bercé de soie et de vestiges Vous me prites par la main Et me désignant la porte Je montais ...
Persepolis, Tes portes d'ambre répondent Au cri des cent voleurs Qui les bras chargés d'or Couvrent ta muraille de leur glèbe Pour que du soleil Vienne enfin une destination sur terre, Glabre et ...
J'aurai l'alan un jour d'aller sur la plage, De me placer droit, face au lointain Et de crier, mes mains en porte-voix. Un cri qui ressemblerait à celui des mouettes.
Rives, Ou la grêle du sable semble sommeiller Une empreinte seule Semble attendre la marée Elle se comble sous le vent, Mutilée par les animaux en fuite. La nuit cri Et l'ombre reste pleine. Seul ...
Ce matin, m'est apparu le spectre de mère-grand Comme de la lanterne d'Aladin D'un rododendron en fleur. Elle souriait, Ses yeux plissés semblaient plus gris que sa robe, Et ce faisant elle ...
Du jade extirpé des reins, Nous n'avons plus qu'à l'offrir. Voici ma peine, elle est tienne Prend ceci en récompense, Tu es mon miroir troublé Puisse celle-ci l'apaiser, Elle est le fruit de notre ...
Humaine nature qui t'a donné conscience de dieu par le sévice Ton bapteme perturbe saint augustin et le fait vaciller entre bien et mal Quel rituel donner pour te donner le gout D'une vie mélée à ...
Une petite fille vibrante Joignait a son coeur Le souffle d'une nature flagrante. Où es tu père des cieux ? Pas de réponse Si ce n'est celle du vent dans les branches. Son coeur battait si fort ...
Parterre, fourmillement, nous nous positionnons la tête haute dans la position du divin Un divin bien vaniteux qui s'il observe ne fait que comprendre dans son regard. L'aigle des esprits survole ...
Lorsque mon envie à ta peau s'arrêta, Je pus sentir à travers, ton voile Ses rondeurs comme ses cavités. Et avec mon regard qui s'abaisse Je sentis l'espace envahir mon ombre Et mon coeur se mit à ...
Au creux de nos reins Sommeille une divinité canibale. Dès son reveil, lorsque effleure son pareil Il entonne un chant que le regard appelle Amour. Il est celui d'une nouvelle espece faite de ...
L'oeil rayonnant du fond de l'être S'illumine d'un regard couvert parfois par la paupière Lorsqu'en lui prend sous la forme d'un parterre de fleurs Le miracle comme le sort. L'ange miséreux D'un ...
Sur cette terre ronde fermant nos pas Baignés par une verdure qui nous envahit, Où es notre frontière notre part de nous, Qui n'a de cesse de défier notre Etre.
Les nuits de tempête. L'orage se fait cuivre Alors que les astres absents Laissent les vivants regler leurs comptes. Pourtant le vent donne sens à qui sait ne pas resister. Fatigue et peur, il est ...
De la rangée de bouleaux Fébrile et calme Filiforme dans ses reflets Surannée dans sa couleur Une étendue d'eau Fermée sur des pentes douces et austères. Un enfant était là Isolé des siens Se ...
Temps qui ouvre ses pétales laissant éclater la clameur de la sève Après laquelle nous courrons esperant y découvrir quelques mystères Quel monde toujours ailleurs dont nous avons l'intuition ...
A bout de course, la rivière s'affaisse dans le gouffre Crachant mille rages, sa détresse du cours Le tronc se confie à elle Lui qui maladroit se méfie de la terre. "Terre morte où git mon ...
De mes bras graciles j'etreins l'horizon Il est là dans mon souffle qui me traverse, Porte-t-il le soleil comme le couchant, Ce faisant l'avidité me fait pencher vers l'avant. Mon ombre baigne mes ...
Adolescence des bras tendus vers la lumière Cherchant à modeler sa flamme toute pareille Amour et désamour autant d'entailles à la meche Dont le feu balbutie quelques mots rieurs Le temps abreuvé ...
Une flamme chancelante Porte sur le catafalque blanc L'ombre portée toujours vers l'ailleurs. Où te trouves tu Lune de ma silhouette Qui de mes errances me situera un terme.