Nombreux sont les Yvains,
Qui, en cette terre de pèlerinage :
Lyon,
Effarouchés par quelques veuves au cœur aride,
Luttant avec ce qui les retenait à leur terre,
Serpent au croc solidement planté,
Trouvèrent leur pareil,
Et chacun dans une ronde,
Prirent parti du meilleur,
Souriant au doux visage qui les attendait plus loin ;
Ils formèrent une compagnie dispendieuse,
Erigeant totems, gravant bronzes et statuettes,
Echangeant colifichets et accroche cœurs
Dans la lumière blonde des bières tièdes
Aux promesses de Mars,
Au fruit de Juillet,
Et sur les paroles de bonne chance,
Prirent la route qui allait un peu plus loin là bas,
Chacun éclairé de sa nouvelle amitié.
